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8.10.2009 par Fanfan.
Comme nombre de ceux qui se sont intéressés à la Sémantique Générale, c’est en lisant Van Vogt que j’en vins à Korzybski et son fameux Opus Science and Sanity, qui resta très longtempos décrié en France comme nombre de nouvelles disciplines scientifiques ou manières de pensée… ce n’est qu’il y a quelques années qu’on a pu voir la traduction d’Une Carte n’est pas le Territoire. Est-ce parce que nous sommes dans le pays du Verbe, là où l’Idée prime sur la Réalité qu’il fut si dur de voir appréhender la sémantique générale ?
Le but de mon article n’est pas d’introduire une réflexion sur la sémantique générale, mais d’attirer l’intention sur deux points. D’une part, le titre de l’ouvrage majeur Science and Sanity est très remarquable, car la sanité n’est plus un terme usité chez nous, et pourtant l’on devrait se soucier de la santé mentale et des sources de dérèglement, je ne pense pas avoir besoin d’approfondir le sujet, il suffit de lire quelques précédents postes au pire…
D’autre part, une carte n’est pas le territoire, c’est une introduction à la sémantique générale, et il faut en avoir conscience en temps qu’être humain et en temps que professionnel. Le langage n’est pas la réalité mais une perception, une carte verbale de la réalité. La structure même du langage induit inconsciemment et automatiquement notre évaluation du monde et de nous même.
Dans le rôle du langage dans les processus perceptuels, on peut lire cette blague en préambule qui permet d’appréhender de quoi il en retourne, de la réalité et de notre perception, et de ce qu’il en découle dans la vie de tous les jours :
L’histoire qui suit, extraite de la clandestinité européenne du temps d’Hitler, pourrait peut-être illustrer mon propos. Une grand-mère américaine et sa jeune et séduisante petite-fille étaient, avec un officier roumain et un officier nazi, les seuls occupants d’un compartiment dans un train. Le train traversait un tunnel sombre et la seule chose que l’on entendit fut le bruit d’un baiser sonore suivi d’une gifle vigoureuse. Lorsque le train déboucha du tunnel, personne ne souffla mot, mais la grand-mère se disait en elle-même: «J’ai quand même bien élevé ma petite-fille. Elle saura se débrouiller dans la vie. Je suis fière d’elle.» La petite-fille, quant à elle, se disait: «Allons, grand-mère est assez âgée pour ne pas s’offusquer d’un petit baiser. D’ailleurs ces garçons sont gentils. Tout de même, je ne lui savais pas la main si lourde.» L’officier nazi méditait: «Ces Roumains quand même, comme ils sont rusés. Ils volent un baiser et s’arrangent pour que ce soit le voisin qui reçoive la gifle.» L’officier roumain, lui, contenait mal son hilarité: «Comme je suis malin» pensait-il, «je me suis baisé la main et j’ai flanqué une gifle au nazi.»

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8.10.2009 par Fanfan.
Tous les salons et colloques sont tellement insignifiant, que plutôt que d’écrire mon ennui (ou celui des autres), et d’expliquer que même sans que personne n’ouvre la bouche vous savez que vous êtes en France et pas dans un colloque d’envergure international, et que lorsque vous assistez à des conférences, c’est pire…
Ainsi pour se changer les idées de ce temps pluvieux, une petite brève du Canard Enchaîné qui a probablement fait le meilleur titre de l’année (le Canard de cette semaine est particulièrement intéressant, je vous le recommande), j’hésitais à parler de Total, mais je me le réserve pour une prochaine fois car ce n’est pas la littérature qui manque… :
Je vous renvoie à un précédent article sur le sujet
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